Challenge 1 article/semaine

Comment motiver quelqu’un à faire quelque chose (2ème partie)

Vous n’avez pas lu le 1er conseil pour motiver quelqu’un à faire quelque chose? C’est juste ici.

Bravo.

Maintenant que vous savez parler la VO, alors commencez…

…par vous taire !

2ème conseil : Taisez vous !

« Hey comment tu me parles ? »

Chuuut !

Vous entendez ?

C’est le son d’une autre vision du monde. Celle de votre copain de conflit.

On va jouer à un jeu.

Imaginez: vous êtes la star de Voyage en terre inconnue.

Vous rencontrez un inuit ou un pygmée. Vous voulez le motiver à créer un compte Instagram.

« Tu peux immortaliser ton cheese cake préféré ! »

«Tu peux montrer tes abdos quand t’es à la salle!»

J’y crois pas trop.

Les règles:

  • écoutez votre copain de conflit
  • ne cherchez pas à répondre
  • ne tentez pas de le convaincre

Le but du jeu ? Comprendre sa vision du monde.

Ecoutez-le, et posez-lui des questions.

Je ne cherche pas à lui faire changer son point de vue.

Je vais adopter le sien.

Parce qu’en adoptant son point de vue, je commence à comprendre ses peurs, ses besoins, ses croyances.

Et qu’est-ce-donc qu’on fait avec tout ça ?!

Du marketing de niche.

Hein ?

Définition : Marketing de niche (www.definitions-marketing.com)

Le marketing de niche désigne les techniques marketing utilisées pour promouvoir des produits sur des marchés de niche. 

Un marché de niche étant par définition centré autour de
clients spécifiques peu nombreux, les produits et services sont généralement très différenciés et très spécialisés. 

La
communication est donc souvent individualisée et très ciblée et la concurrence parfois un peu moins forte que sur des marchés de masse.

B.Bathelot

Ok, dit comme ça, ça fait technique de charlatan.

Non, le but n’est pas de vendre une salade pas fraîche à votre copain de conflit !

Le but, c’est de lui faire voir dans votre proposition tous les avantages qu’il n’aurait pas vus de lui-même.

On a la théorie, on passe à la pratique.

Le contre-exemple d’Albert : tout ce qu’il ne faut pas faire !

Le fils d’Albert, Kévin, commence à mal tourner. Il a le chic pour s’entourer, mais pas des meilleurs. Il rentre souvent avec les yeux rouges, dit-il à cause de la piscine. Et il s’est retrouvé impliqué dans un vol de scooter.

Albert : « Si tu continues comme ça, tu vas finir en prison ! Tu ferais mieux de bien travailler à l’école si tu veux trouver un emploi plus tard ! »

Kévin : « Mais oui… Je n’y avais jamais pensé… Mais tu as entièrement raison ! Au temps pour moi, j’arrête de fum… d’aller à la piscine, et je vais de ce pas dévorer avec passion un Bescherelle !»

Probabilité : 0,000000000002%

Nouvel essai: cette fois Albert est Patrick Bruel et Kévin est un inuit.

comment motiver quelqu'un
@BiblioArchives

Tu aimes les cheese cakes?

Mettons que Kévin dise à Albert :

« Les cours c’est chiant comme la mort , je comprends rien et la prof peut pas me blairer ! Avec mes potes on kiffe vraiment, toi tu peux pas comprendre t’es trop vieux. Ta vie elle est nulle. »

Analysons ce langage d’autochtone adolescent en 3 étapes :

1. Les besoins

« chiant comme la mort » « vieux » «nulle »Voilà comment Kévin voit la vie des adultes et de ceux qui sont bons à l’école.

Alors que lui, il « kiffe ».

Ce sont des indices pour trouver les besoins de Kévin.

Besoin d’excitation / De nouveauté / De joie / De mouvement ?

Posez-lui des questions! N’hésitez pas à piocher dans la liste des besoins pour vous aider.

2. Les sentiments désagréables

Pour parler de l’école, Kévin dit : « Les cours c’est chiant comme la mort , je comprends rien et la prof peut pas me saquer ! »

Quelles peurs se cachent ?

La peur… de s’ennuyer ? De l’échec ? Ou de l’injustice ?

Ces mots révèlent les sentiments désagréables qu’il associe à l’école.

3. Les croyances

Kévin raisonne dans le cadre de ses croyances. S’il croit que la vie n’est drôle qu’en bravant les lois, il cherchera les occasions pour !

Quelles sont ses croyances ?

Il croît que tout est rébarbatif à l’école ? Qu’il est nul ? Que la prof ne l‘aime pas ? Il croît qu’il est condamné à faire un travail qui le rendra malheureux?

=> En identifiant ses besoins, ses sentiments désagréables, et ses croyances, on peut adapter notre proposition à sa vision du monde : il la verra sous un nouveau jour.

Et n’oublions pas le côté marketing : on met bien en valeur ses bénéfices.

Ca, c’est le 3ème conseil.

3ème conseil : Réinventer le smartphone

Avant ça n’existait pas, personne ne s’en plaignait. Aujourd’hui, impossible de vivre sans !

J’ai nommé : le smartphone.

Rappelez-vous : Quand votre ami était en retard, aucun moyen de le savoir ! Rien à faire à part attendre au point de rendez-vous pendant 10… 15… 30 minutes dans l’incertitude la plus totale !

Quel rapport avec la choucroute ?

Le bénéfice caché !

Ou comment passer de:

« Non mais moi le GPS j’en ai pas besoin, rien ne vaut une bonne carte routière »

à

« Ok c’est vrai que c’est super pratique… »

Le bénéfice n’est pas toujours évident pour votre copain de conflit.

boussole
@catherine

Les plans c’est pour les assistés.

Pour le motiver à faire quelque chose, il faut lui mettre sous le nez la valeur que ça lui apporte.

Quel intérêt a-t-il à le faire ? Pour lui ! Pas pour vous!

Revenons à l’avenir de Kévin.

1.Comment lui faire découvrir un bénéfice caché?

Kévin recherche de l’excitation, de la nouveauté, de la joie et du mouvement.

Soyons honnêtes, je ne miserais pas trop sur l’école pour satisfaire ces besoins. Plutôt sur:

  • Un voyage en angleterre ou en espagne (avec un bonus pour les progrès en LV1/LV2)
  • De l’escalade pour lui donner l’adrénaline de grimper de plus en plus haut.
  • Des cours de guitare pour qu’il se trouve un groupe de musique

Kévin n’avait jamais touché un mousqueton de sa vie ? Le voilà inscrit à tous les stages escalades de l’UCPA.

Bravo, vous lui avez fait découvrir un bénéfice caché !

2.Déconstruire les peurs et les croyances qui empêchent de voir le bénéfice

-Kévin a peur de s’ennuyer.

On ne va pas lui jeter la pierre… Oui, certains cours sont plus efficaces que des somnifères.

Mais on ne baisse pas les bras : un petit coup d’oeil au programme de l’année, et on lui fait découvrir la physique ou l’histoire d’une autre manière! Tout peut être intéressant !

Cinéma, Humoriste, Jeux de société, Visite de Monument, Palais de la découverte, Cité des sciences, Sortie en nature, Bénévolat, … Tout est bon à prendre !

Testez ! Et voyez ce qui fonctionne!

-Kévin a peur de l’échec.

  • Lui rappeler que l’intelligence n’est pas proportionnelle aux notes
  • Mettre en valeur ses points forts
  • Lui proposer de l’aide
  • Lui rappeler que l’important c’est de faire de son mieux

-Kévin a peur de l‘injustice.

  • Le rassurer: si vraiment Kévin trouve que sa prof est injuste, Albert prendra rendez-vous pour lui en parler.
  • Différencier ses actes de sa personne : la prof n’aime pas le comportement de Kévin, sa façon de se tenir, de répondre. Et s’il agit différemment, l’attitude de la prof changera.

-Kévin croit qu’il sera obligé de trouver un travail qui le rendra malheureux.

  • Lui dire par exemple: Tu as raison de ne pas vouloir t’enfermer dans un métier que tu n’aimes pas. L’important c’est d’être heureux. Tu voudrais un métier qui te fait vibrer et qui n’est pas routinier? As-tu déjà une idée de ce qui te plairait?”

Si vous n’arrivez pas à identifier les besoins de votre copain de conflit, je vous conseille de lire les couleurs de personnalités.

On récapitule!

Parlez la V.O.

Voyagez en Terre Inconnue

Optez pour le Marketing de Niche

Réinventez le smartphone

🙂

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